Au passage, bigdudu, quel intérêt de rappeler un contexte ante-Maastricht (que Méluche a approuvé, je sais. Et toi, au fait ? Mais renié en 2005, puisque le TCE contenait l'ensemble des traités européens précédents) en 2017 ?
De même, je suis frappé par les erreurs historiques des commentateurs politiques concernant 1981. Tout le monde dit qu'il n'y a pas aujourd'hui un Mitterrand capable de fédérer sur un programme commun ! Les mecs confondent tout !! Ils oublient la rupture de 1977 et le fait que Marchais était candidat aux présidentielles face à Mitterrand au 1er tour !
L'histoire n'est pas la science du passé, mais la science des hommes dans le temps.
Indeed. On dirait presque le travail d'un génie connu.
FdM. Oui, d'accord en première lecture. Mais c'est prendre l'UE pour ce qu'on voudrait qu'elle soit, une nouvelle fois sans intégration des données réelles.
C'est très ambitieux de penser qu'on peut confisquer le joujou d'une organisation qui l'utilise à d'autres fins.
Sans révolution dans cette organisation, c'est même pure utopie, du genre de celles qui ne se réalisent JAMAIS.
Alors on fait comment pour changer le paradigme fascisant des banques et des 100 hommes les plus puissants du monde ? Puisque c'est ainsi que ça marche.
J'y réfléchis depuis quelques temps. Suis au point mort.
Reprendre la France, c'est entrer dans un rapport de force qui infléchit leurs projets. C'est une déconstruction "constructive". Nous en sommes là.
Une utopie réalisable. Les "conservateurs" sont désormais ceux qui défendent bec et ongle l'UE dont on connaît les tenants et les aboutissants (i.e. archaïsme de Macron). Il n'y a plus que l'idéologie et des délires quasi religieux pour y croire encore.
Je ne connais pas d'autres projets viables, concrets et potentiellement aussi fédérateurs. C'est tout le prisme politique qui parvient enfin à entrevoir une lueur dans ce dont je fais l'expérience.
Convaincre des durs à convaincre comme moi et plein d'autres, en parralèle de gens beaucoup plus classiques, c'est inouï. Inouï. J'ai jamais vu un truc aussi incroyable en 42 ans d'existence.
D'où la constructivité de la méthode déconstructive. Le sylllogisme qui consiste à dire "L'union fait la force" a fait long feu. L'union des peuples germaniques sous étendard autoritaire n'a pas fait la force bien longtemps. Ils étaient unis. Ils étaient forts en apparence. ils ont perdu (tant mieux). Il faut arrêter d'insulter le bon sens en ne pensant pas de manière assez systémique. Penser aux interactions.
C'est marrant c'est une expression que j'ai employée l’autre jour en parlant de ça avec un pote, plutôt attiré pour Macron de fait.
D'une manière concrète, n'as-tu pas peur que les désordres à court-terme (facilement 3-4 ans) engendrés par une sortie de l'UE, de l'euro ne fasse pas le jeu de ce que tu combats (les "conservateurs" comme tu les appelles, mais aussi les extrêmes) ?
Le peuple sera-t-il suffisamment patient pour attendre les bienfaits supposés d'une telle action ?
Question ouverte, je n'ai pas plus la réponse que toi.
Landry a écrit :
Sans révolution dans cette organisation, c'est même pure utopie, du genre de celles qui ne se réalisent JAMAIS.
Alors on fait comment pour changer le paradigme fascisant des banques et des 100 hommes les plus puissants du monde ? Puisque c'est ainsi que ça marche.
Oui, nous sommes clairement dans un monde globalisé atteint du "syndrome de Stockholm" et dans lequel la "stratégie du choc" définie par Naomi Klein joue à plein, d'autant plus dans le cadre de l'UE.
Nos geôliers nous rappellent à l'envi les "valeurs" universelles et anti-guerrières de l'UE (alors qu'on s'apprête à faire "l'Europe de la Défense" et que des milliers de soldats américains sont présents sur son territoire) : le respect des droits humains (superbe gestion des migrations internationales, passionnant sujet d'anthropologie que celui de ces nord-Coréens asservis en Pologne travaillant pour exporter en France des jus de fruits...), de la démocratie (JC Juncker : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »)
Mais ça marche...
L'histoire n'est pas la science du passé, mais la science des hommes dans le temps.
Qui peut sérieusement croire, par ailleurs, que les pays de l'OTAN sont exposés à une réelle menace, puisque ces pays cumulent 80% des dépenses militaires de la planète ?
L'histoire n'est pas la science du passé, mais la science des hommes dans le temps.
Abidbol a écrit :Bah c'est peut être parce qu'ils cumulent 80% de la dépense que personne n'ose s'en prendre à l'OTAN.
Et boutade à part, la promesse de paix de l'Europe organisée, c'était d'abord entre ses membres, et cette mission est une réussite.
C'était surtout, en creux du discours de Maurice Schuman du 9 mai 1950 (un an après la création de l'OTAN, dont le siège était à Paris, tiens), un moyen de s'unir contre la menace du bloc de l'Est.
L'Europe de la Défense a été refusée par le peuple français en 1954. Nous sommes davantage menacés aujourd'hui ?
L'histoire n'est pas la science du passé, mais la science des hommes dans le temps.
En tout cas, Je n'ai jamais voté pour lui, mais Bayrou fait partie des rares politiques pour qui J'ai une vraie forme de considération et depuis longtemps (campagne de 2002 d'ailleurs). Les gens le voient comme un benêt aux oreilles décollées, mais c'est un des rares à l'heure actuelle a avoir une stature et malgré un égo hypertrphié chez lui (comme chez les autres), Je le crois sincère dans sa démarche d'intérêt général. Contrairement à à peu près tous les autres candidats actuellement déclarés.
M'enfin Macron président de la République, c'est pas glorieux pour la France...
Comme Molko et encore plus particulièrement sur sa démarche d'intérêt général. Le problème des personnes qui ont voté Bayrou en 2002 c'est qu'ils ont eu l'impression d'être responsables de l'issue finale de cette élection (en partie) alors que leur vote partait je pense, d'une excellente intuition.
Les Français ont permis à Chirac de lui adresser son fameux "Je t'emmerde"